Parcours
Une vie de projets, de responsabilités et d’engagement public.
Le parcours de Jacques J.-P. Martin ne se résume pas à ses vingt-cinq années à la tête de Nogent-sur-Marne. Il commence dans l’ingénierie et l’industrie, se poursuit dans la direction d’entreprise, puis s’élargit progressivement à la commune, au département, à l’intercommunalité et aux grands projets du Grand Paris.
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Avant l’Hôtel de Ville
L’école de l’ingénierie, de l’industrie et du management.
La première partie de son parcours se construit loin des assemblées politiques.
Après une formation scientifique et technique, Jacques J.-P. Martin débute dans l’étude des réseaux avant de rejoindre Kodak-Pathé en 1967. Il y travaille successivement sur les études, la production, la distribution et le marketing, puis accède à des fonctions de direction dans un environnement industriel exigeant.
Cette période lui apporte une culture très concrète du projet : un objectif doit être techniquement solide, financièrement soutenable, organisé dans le temps et porté par des équipes capables de l’exécuter.
Dans les années 1990, son expérience s’élargit encore : services destinés aux collectivités dans le domaine de l’environnement, missions internationales, développement dans le BTP et activité à l’export, jusqu’à la création et la direction d’une filiale en Pologne.
Cette première vie professionnelle restera une clé de lecture de son action publique : ne jamais séparer la vision de la capacité à la mettre en œuvre.
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1988 — 2001
Entrer dans la responsabilité publique.
En 1988, Jacques J.-P. Martin succède à Roland Nungesser comme conseiller général du canton de Nogent-sur-Marne. Un an plus tard, il devient son adjoint à la mairie.
Cette période est celle d’un apprentissage différent : la proximité avec les habitants, les contraintes d’une collectivité, la nécessité de faire coexister l’urgence quotidienne et une vision de long terme.
Aux côtés de Roland Nungesser, il s’inscrit dans une histoire municipale déjà fortement marquée par l’idée d’une ville à taille humaine, ouverte sur Paris mais attachée à son identité. En 1992, lors de la venue de Jacques Chirac à Nogent-sur-Marne pour l’inauguration de la passerelle des Arts au port de plaisance, Jacques J.-P. Martin est déjà adjoint et conseiller général.
Après la séquence municipale de 1995, il prépare progressivement une nouvelle proposition pour Nogent. Il remporte les élections municipales de 2001 et prend alors la responsabilité directe de la ville.
Préserver l’identité de Nogent tout en préparant la ville à entrer pleinement dans le XXIe siècle.
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2001 — mars 2026
Vingt-cinq années pour conduire une ville dans la durée.
Être maire pendant un quart de siècle donne une expérience que ne procure aucun mandat court : celle de voir les effets réels des décisions prises plusieurs années auparavant.
À Nogent-sur-Marne, Jacques J.-P. Martin est confronté à l’ensemble des fonctions d’une ville : finances, urbanisme, services publics, éducation, sécurité, environnement, attractivité, développement économique, voirie, culture, logement, partenariats et grands projets.
La durée permet aussi de passer de la gestion d’un programme à la transformation progressive d’un cadre de vie. Les opérations structurantes, la modernisation des services et l’évolution de la ville seront développées dans la rubrique Réalisations ; ici, elles servent surtout à comprendre l’expérience acquise : programmer, financer, négocier, arbitrer, suivre et parfois corriger.
Cette pratique de la responsabilité locale va rapidement l’amener à une conviction : beaucoup de sujets décisifs ne peuvent plus être réglés à l’échelle d’une seule commune.
Découvrir les réalisations →04
De la commune à l’intercommunalité
Faire travailler les villes ensemble plutôt que les laisser agir côte à côte.
La Communauté d’agglomération de la Vallée de la Marne devient l’un des premiers laboratoires de cette conception de l’action publique.
Jacques J.-P. Martin en assure la présidence à différentes périodes, puis de manière continue à partir de 2009 jusqu’à la disparition de la communauté d’agglomération dans la nouvelle organisation métropolitaine. Il travaille également au sein de l’ACTEP, qui rassemble des collectivités de l’Est parisien partageant des problématiques communes au-delà des frontières départementales.
Il défend une intercommunalité qui ne se substitue pas aux communes, mais leur permet de mutualiser des moyens, de peser davantage et de porter des projets qu’aucune d’entre elles ne pourrait conduire seule avec la même efficacité.
Une réflexion métropolitaine déjà formulée.
Dans une contribution consacrée au Grand Paris, il plaide pour un développement plus équilibré entre l’Est et l’Ouest francilien, pour la mutualisation des moyens et pour une organisation capable de conjuguer action à grande échelle et proximité communale. Il y défend déjà l’idée d’« intercommunalités de projets ».
Cette réflexion prend une dimension opérationnelle avec le Contrat de développement territorial « Paris Est entre Marne et Bois », signé en décembre 2015 avec l’État, le Département et plusieurs communes. Le document préfigure une partie des coopérations qui seront ensuite portées par le nouvel établissement public territorial.
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Grand Paris
Penser la métropole avant qu’elle ne prenne sa forme actuelle.
Orbival : faire naître un projet de transport partagé
Dès 2007, Jacques J.-P. Martin s’engage comme secrétaire général d’Orbival, l’association créée pour porter un métro en rocade dans le Val-de-Marne. La démarche réunit des élus de sensibilités différentes autour d’un objectif commun : mieux relier les communes de banlieue entre elles.
Ce projet est aujourd’hui considéré comme l’un des précurseurs de la ligne 15 du Grand Paris Express. Dix ans plus tard, au Pavillon Baltard, Jacques J.-P. Martin résumera cette histoire en rappelant que l’aventure du Grand Paris Express avait trouvé là une partie de ses origines.
Paris Métropole : passer du dialogue à la gouvernance
Élu à la présidence de Paris Métropole à la fin de l’année 2010, Jacques J.-P. Martin participe directement aux débats qui précèdent la création de la Métropole du Grand Paris. Son approche repose sur une idée constante : une métropole doit être capable de coordonner, planifier et réduire les déséquilibres, mais elle ne peut fonctionner durablement sans s’appuyer sur les communes et les coopérations locales.
Au fil des années, cette vision évolue vers une métropole « stratège », laissant aux structures de proximité la mise en œuvre opérationnelle. Elle deviendra l’un des fils conducteurs de ses prises de position sur l’organisation du Grand Paris.
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Grands services publics
Les réseaux comme école de la coopération à grande échelle.
Bien avant la création institutionnelle de la Métropole du Grand Paris, les grands syndicats urbains avaient déjà appris aux communes à travailler ensemble sur des infrastructures invisibles mais essentielles : eau, assainissement, énergie et réseaux.
Vice-président du SIAAP pendant de nombreuses années, puis président du SIPPEREC à partir de 2014, Jacques J.-P. Martin développe cette connaissance des grands services publics, de leurs modèles économiques, de leurs investissements et des relations avec les opérateurs.
En 2015, il défend publiquement l’idée que ces grands syndicats constituent des précurseurs concrets de la coopération métropolitaine. Au SIPPEREC, les sujets traités couvrent notamment l’électricité, l’énergie et les réseaux de communication.
Sa réélection à la présidence du SIPPEREC en septembre 2020, obtenue avec un soutien dépassant son seul courant politique, illustre aussi une capacité à construire des majorités de travail autour de la continuité du service public.
Assainissement à l’échelle de l’agglomération parisienne.
Énergie, électricité et réseaux de communication.
Mutualiser, négocier, investir et inscrire les infrastructures dans le temps long.
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2016 — 2020
Construire Paris Est Marne & Bois et donner une voix commune à treize villes.
La création de la Métropole du Grand Paris ouvre une nouvelle étape : l’ancienne agglomération disparaît et un établissement public territorial de près d’un demi-million d’habitants voit le jour.
Jacques J.-P. Martin devient le premier président de Paris Est Marne & Bois. L’enjeu est alors très concret : faire fonctionner ensemble treize communes, construire une administration commune sans éloigner la décision des maires et organiser des politiques partagées dans des domaines tels que l’aménagement, le développement économique, l’environnement ou les grands services urbains.
Il défend une gouvernance où les communes restent au cœur de la décision et où l’intercommunalité doit amplifier leurs capacités plutôt que les effacer. Cette conception le conduit également à défendre le « bloc communal » dans les débats nationaux sur l’avenir institutionnel du Grand Paris, notamment au sein des réseaux d’intercommunalités.
Après la présidence de l’EPT, il en devient premier vice-président chargé des relations institutionnelles. Il est également amené à représenter Paris Est Marne & Bois dans les échanges liés à la Société du Grand Paris et aux grands projets métropolitains.
La grande échelle n’a de sens que si elle renforce la capacité d’action locale.
Aujourd’hui
Une nouvelle étape : transmettre une expérience construite à plusieurs échelles.
Maire honoraire de Nogent-sur-Marne, Jacques J.-P. Martin dispose aujourd’hui d’un parcours rarement limité à une seule fonction : industrie, direction, action municipale, département, intercommunalité, grands syndicats, transports et construction métropolitaine.
Ce parcours constitue moins un catalogue de titres qu’une accumulation de situations vécues : créer une coopération, défendre un projet, arbitrer, négocier entre institutions, travailler avec des entreprises, faire fonctionner une organisation et inscrire une décision dans le temps long.
C’est cette expérience qu’il souhaite désormais partager avec celles et ceux qui portent des projets et doivent prendre des décisions.